Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 17:54

As-salamou`alaykoum wa rahmatou Allahi wa barakatouh,

Soyez les bienvenus sur le blog d'HAKILU SIRU en attendant qu'un site voit le jour Insha Allah.

 

Ce blog se veut en quelque sorte être la vitrine de notre association,vous y trouverez des informations essentiellement liés à nos activités.

Nous tacherons de le mettre à jour régulièrement afin d'optimiser la communication.

 

Ainsi si vous voulez participer de près ou de loin ,directement ou indirectement à contribuer à l'amélioration de nos actions à travers notre association faites le nous savoir.Toutes vos remarques sont les bienvenues.

 
Qu'Allah Vous bénisse et Vous comble de Ses Bienfaits.

 

 

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Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 18:08

Activités en cours


Cours de Fiqh

  • Les cours pour  hommes ont lieu le dimanche de 12h30 à 14h00.
  • Les cours pour femmes ont lieu le dimanche de 14h00 à 15h30.
  • Pour le bon déroulement des cours soyez présent au mieux 5 mn avant svp. Pour info il reste encore quelques places pour les femmes.

 

 

 

   Cours de langue Arabe

  • Les cours débutant pour hommes ont lieu le dimanche de 18h00 à 19h30.
  • Les cours débutant pour femmes ont lieu le dimanche de 16h00 à 17h30 et le lundi de 19h00 à 20h30.  Les inscriptions sont closes pour cette saison et reprendrons en septembre Insha Allah ! 

 

 Merci de n'amener aucune personne avec vous sans nous en informer au préalable, ceci par souci d'organisation.

 

 

 


 

Activités prévues 

 

Accompagnement scolaire

  • A la rentrée scolaire prochaine  nous envisageons insha Allah de mettre en place un accompagnement scolaire destinés aux enfants...

 

 

 A la découverte de l'autre

 Il s'agirait grosso-modo d'une série de  séminaire (conférence-débat, projection vidéo, exposition) avec pour double objectif :

  •  Présenter les différentes cultures des habitants des quartiers (traditions, moeurs,histoire)
  •  Lever les barrières culturelles pour le "vivre -ensemble" et ainsi balayer les préjuger sur "l'autre".Le 1er séminaire serait consacré à la culture Soninké (la date reste à définir).
     

 

 

 Atelier de poésie arabe

  • Pour les francophones, étant donné la barrière de la langue il s'agirait en fait plus d'une "introduction à la poésie arabe" (sous la forme d'étude de son cadre historique, de son importance dans la langue arabe, présentations d'auteurs célèbres et études de quelques textes ...) et éventuellement de l'étude de la langue arabe via les textes.
  • Pour les arabophones cet atelier est destiné à tous les passionnés de la poésie arabe.
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Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 18:09

page en cours   EN COURS D'ELABORATION

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Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 23:38

L’origine du nom de la Palestine

Le géographe voyageur grec Hérotode (485-425 av. J.-C.) était le premier à mentionner le nom gréco-latin de la Palestine (« Filistîne », en arabe), tiré de celui de son peuple principal, les Philistins, peuple de la mer venu de Crète et maître de la côte fertile au 12ème siècle avant J.-C. Au sud du Croissant fertile — berceau des civilisations humaines —, la Palestine couvre la région côtière méditerranéenne limitée à l’est par le Jourdain et qui s’étend de Gaza, au sud, à la frontière du Liban, au nord. 
Terre des messages divins et lieu privilégié et stratégique pour les échanges internationaux, la Palestine est un territoire disputé depuis l’Antiquité.

 


Zone du Croissant fertile

 

Le brassage des peuples et des cultures 

 D’après les sources archéologiques, depuis le 4ème millénaire avant J.-C., le peuple sumérien aux origines inconnues habitait le sud de la Mésopotamie (dans les environs d’Ur), mettant en place la première civilisation urbaine de l’histoire.
A partir de 2500 ou 2400 avant J.-C., les peuples dits sémitiques venant de l’Arabie du Nord ont progressivement occupé les terres allant du sud de la Palestine à la Syrie du Nord et, de là, jusqu’au Golfe Persique. Le point commun de ces peuplades est la racine sémitique de leurs langues fortement apparentées. Leur mode de vie et de pensée est propre à celui des nomades. A partir du 15ème siècle avant J.-C., les Araméens se rendirent sur les terres sédentaires et mirent plusieurs siècles pour s’imposer ; ils donnèrent naissance à plusieurs royaumes en Mésopotamie et en Syrie cananéenne :

  • les Akkadiens se sont dirigés vers l’est, occupant la Mésopotamie (14ème siècle av. J.-C.) où ils ont bénéficié des apports de la civilisation sumérienne ;
  • les Cananéens (13ème millénaire av. J.-C.) convergèrent vers l’ouest, sur les terres et les côtes de la Syrie, du Liban et de la Palestine d’aujourd’hui ;
  • les Amorites, d’autres sémites, venus ultérieurement, se mêlèrent aux autochtones de la Mésopotamie à la fin du même millénaire ;
  • les Hébreux apparaissent dans l’histoire comme des nomades araméens dont s’inquiétaient les cités cananéennes de Palestine. Le brassage des peuples et des cultures se fit parfois pacifiquement, parfois belliqueusement.

 

Autour de 1000 av. J.-C., la Mésopotamie était partagée en deux royaumes : Le premier s’organisait autour de Babylone avec un peuplement important. L’empire babylonien (1984 à 1694 av. J.-C.) brillait de tous ses feux, surtout sous Hammourabi (1793-1750 av. J.-C.), rendu célèbre par son code de lois économiques, sociales et morales. Entre 1206 et 538 avant J.-C., divers empires et royautés néo-babyloniens apparurent, et la figure dominante de cette période fut le roi Nabuchodonosor II (605-562 av. J.-C.).

  • Le second, au nord, portait le nom d’Assyrie dans la haute Mésopotamie (actuel Kurdistan). A la différence des royautés de la basse Mésopotamie, les royautés assyriennes furent tristement célèbres pour leurs violentes conquêtes, leurs interminables querelles dynastiques, leur droit pénal très strict accompagné de mutilations et bastonnades. Le monarque Assourbanipal (669-627 av. J.-C.) installa la capitale à Ninive (près de l’actuel Mossoul). A l’Ouest, les Cananéens sont repoussés vers la Méditerranée par de solides états araméens, et envahis par les Philistins venus du nord. La civilisation cananéenne survit uniquement à l’intérieur de la Palestine et le long des côtes de l’actuel Liban, menacée sans cesse par l’infiltration des Hébreux. Les Grecs attribuèrent aux Cananéens de la façade maritime le nom de Phéniciens, vers 1000-900 avant J.-C.
    L’apparition de l’écriture alphabétique cunéiforme d’origine sumérienne (vers 3000 av. J.-C.) mise au point dans les cités maritimes permit l’adoption et la diffusion rapide de l’araméen comme langue commune à tout le Croissant fertile : l’araméen domina dans les domaines commercial, administratif, diplomatique, puis littéraire et religieux.

  
Ecritures cunéiformes (gravées à l’aide d’un clou)

 

Du point de vue religieux, les Assyro-babyloniens étaient polythéistes et adoraient des dieux auxquels ils transféraient toutes les passions humaines : Anou (dieu du ciel), Ea(déesse des eaux souterraines), Enlil (dieu de l’air et du vent), Ishtar (déesse de la fécondité et de la guerre), Adad (dieu de l’orage), etc. La toute puissance et l’immortalité de ces divinités étaient affirmées, et l’homme se devait de les servir en construisant des sanctuaires, en comblant leur gourmandise en sacrifices et en se conformant à l’ordre qu’ils avaient établis, car l’homme était responsable du maintien de l’Univers qu’ils avaient créé. Mardouk, dieu de Babylone, prit progressivement de l’ascendant sur les autres dieux : son temple avec la ziggourat (tour à étages) fut le plus grand de l’Orient ancien sous le règne de Nabuchodonosor.

 


Ziggourat babylonien

Dans la région syro-palestinienne du Croissant fertile, le pays de Canaan, le polythéisme régnait aussi : son dogme était la hantise de la perpétuation de la vie et de la conservation des forces fécondes de la nature. El était le dieu suprême d’une ribambelle de petits dieux : Baal (« Seigneur »), sa sœur et amante Anat (les Phéniciens la rebaptiseront Astarté), Môt (« Mort », dieu des puissances du sol), Dagan (dieu du blé),Hadad (dieu de l’orage), etc.
Les fidèles de cette religion ont multiplié les statuettes et amulettes. Ils avaient pratiqué la prostitution sacrée avec plus d’ampleur que leurs voisins assyro-babyloniens : la signification de ce rite était la reproduction terrestre de la vie sexuelle des dieux et leurs conséquences bienfaisantes pour les êtres vivants. Les Cananéens furent les seuls de l’Orient ancien à avoir très longtemps conservé la pratique du sacrifice sanglant de jeunes enfants au dieu Molk (nommé « Moloch » par les Israéliens).

 

Les conflits

Le Croissant fertile fut le théâtre de conflits et de migrations historiquement très denses. Les Cananéens subirent eux aussi nombre d’invasions successives. Ils furent notamment d’abord soumis aux Hyksos, puis à l’empire égyptien.

Les Hyksos étaient des sémites, dominés par une aristocratie indo-européenne, qui conquirent l’Egypte de 1730 à 1580 avant J.-C. (15ème et 16ème dynastie). Ils furent chassés par les princes de Thèbes (17ème et 18ème dynasties).

Le peuple de la Mer, les Philistins frappèrent à leur tour l’Egypte et débarquèrent sur les rivages méridionaux de Canaan aux environs de 1200 avant J.-C. Ils y fondèrent des cités qui parlèrent une langue indo-européenne.

Les Hébreux vivaient en Egypte depuis l’époque du prophète et gouverneur Yoûssouf(psl) qui y avait ramené sa famille. Yoûssouf (psl) était un des douze fils du prophèteYa’coûb (psl) à qui Dieu donna le nom d’Israël. Dieu avait fait surgir dans le désert douze points d’eau, et chaque clan sut où il devait s’abreuver : la notion des douze tribus d’Israël est né lors de cet épisode. Après l’ère du prophète Yoûssouf (psl), la haine des Egyptiens à l’égard du peuple hébreu allait en grandissant jusqu’à leur persécution et leur mise en esclavage.
Le Prophète Moûssâ (Moïse, psl) les sortit d’Egypte. La boue de la Mer Rouge avait à peine séché sur leurs pieds, que certains retournèrent à l’idolâtrie en adorant le veau d’or : ils en furent châtiés. Puis Dieu ordonna aux Hébreux la conquête du pays de Canaan, mais ils refusèrent en disant à Moûssâ (psl) et aux croyants qui le suivaient d’aller, eux, combattre le peuple de la Mer. A cause de cette couardise désobéissante, Dieu les fit errer apatrides durant 40 années.
C’est sous le commandement du successeur et prophète Yoûcha’ (Josué, psl) que les Hébreux assaillirent par l’Est les Philistins (plus connus sous le nom grec de Phéniciens) : l’arrière du pays fut occupé ; ceux des Philistins qui ne se soumirent pas à la nouvelle autorité se replièrent dans le nord-est de la Philistine, autour de Tyr, Sidon et Byblos. Sur un territoire aussi exigu, ils bâtirent leur prospérité grâce au commerce. Ils comprirent fort rapidement l’intérêt de communiquer dans la langue de leurs voisins, aussi perfectionnèrent-ils l’écriture, à Byblos, pour pouvoir retranscrire les caractères cunéiformes hérités de Sumer et les hiéroglyphes d’Egypte : ils constituèrent alors un véritable alphabet définitif, dans lequel chaque lettre correspondait à une consonne, ce qui permit de noter aisément n’importe quelle langue. Cet alphabet servit de base à l’arabe et à l’hébreu.

En l’an 1000 avant J.-C., les Philistins reprirent le dessus. Il fallut attendre le successeur du roi Saül, le prophète Dâoûd (David, psl), chef de la tribu de Juda, dans le sud du pays, pour que les Hébreux dominassent à nouveau.
Mais l’empire de Dâoûd (psl) ne survécut que 73 à 80 années, il se scinda en deux à la mort du fils de Dâoûd (psl), le prophète Soulaymâne (psl). Les tribus du nord, réputées pour leur polythéisme et leur décadence des mœurs, avaient toujours mal supporté la prépondérance de la Judée : ils s’en détachèrent pour former le royaume d’Israël, dont Samarie (actuellement Naplouse) devenait ultérieurement la capitale. Le royaume de Judée eut Jérusalem pour capitale et fut gouverné par les successeurs de Dâoûd (psl) : ce royaume était le conservateur des commandements divins et donna le nom de judaïsme à la religion du peuple hébreu.

La Judée est la partie montagneuse du sud de la Palestine. Dans le premier sens, le plus étroit, la Judée était située au sud de la région de Samarie. Judée et Samarie forment aujourd’hui la Cisjordanie.La province de Samarie tire son nom de l'ancienne capitale du royaume d'Israël (fondée en 880 av. J.-C.) : Shomron, devenu en grec Samana. Après la prise de la ville par les Assyriens (en 722 av. J.-C.), le roi Sargon déporte les notables et y installe des colonies étrangères ; c'est ce mélange de populations et donc de religions que les Juifs de Jérusalem ne cessent de dénoncer . S'estimant les seuls fidèles à la religion du Dieu d'Israël, ils critiquent vivement les Samaritains et les traitent de « peuple fou ». Comme les Juifs leur interdisent de participer à la reconstruction du Temple de Jérusalem, en 520 av. J.-C., les Samaritains finissent pas construire leur propre temple au mont Garizim, probablement peu après Alexandre, vers la fin du IVe siècle av. J.-C. La rupture entre Juifs et Samaritains devient définitive lorsque le roi hasmonéen Jean Hyrcan, neveu de Judas Maccabée, vient détruire Samarie et le temple du Garizim en 128 av. J.-C. A leur arrivée en 63 av. J.-C., les Romains reconstruisent Samarie et lui rendent son indépendance. En 30 av. J.-C., Auguste donne la ville à son ami Hérode le Grand, qui l'embellit et la renomme Sébastè (Auguste, en grec); le village arabe actuel a gardé ce nom: Sebastiyeh. A partir l'an 6 de notre ère, la Samarie, comme la Judée, est administrée par un préfet romain, qui réside à Césarée maritime.

Cette division affaiblit les deux royaumes face aux attaques ennemies : tandis qu’en 722 av. J.-C. le royaume d’Israël disparut complètement, écrasé par l’Assyrie menée parSargon II (722-705 av. J.-C), le royaume de Juda essuya l’assaut de Sennachérib (705-681) et dut verser un tribut à l’Assyrie dont il devint une province. Mais l’empire assyrien disparut à son tour en 612 av. J.-C., suite à la collusion des Mèdes et des Chaldéens. Le souverain chaldéen, Nabuchodonosor mata la tentative de révolte de la Judée en s’emparant de Jérusalem et en rasant son temple en 587 avant J.-C. : la lignée des descendants de Dâoûd (psl) s’éteignit.

 

Les cités phéniciennes, conquises par l’Assyrie, résistèrent aux Chaldéens, mais furent par la suite dominées par les Perses : le roi achéménide Cyrus II le Grand conquit Babylone et établit sa domination sur tout le bassin mésopotamien ; il adopta cependant l’araméen comme langue officielle. Avant la fin du millénaire, la civilisation phénicienne voit son influence péricliter. La civilisation grecque culmina alors dans le monde avecAlexandre le Grand qui l’emportait sur les Perses. Toutefois, ce ne fut qu’un intermède dans la région, les Perses reprenant son contrôle jusqu’à l’avènement de l’Islam.

 

Rome prit son essor parallèlement à la Perse et le christianisme faisait son apparition en Judée sous les traits de ‘Îssa (Jésus, psl) de Nazareth. Mais face aux invasions germaniques et barbares, l’Empire romain déclina à son tour : Constantin 1er (288-337) transféra la capitale de Rome à Byzance (renommée en son honneur Constantinople), sur les rives du Bosphore. L’Empire romain d’Orient conservait sa prospérité et un niveau élevé de civilisation. La Judée devenait subséquemment une province romaine et la Palestine tombait dans le giron de Byzance, maîtresse absolue de l’Egypte et de la façade méditerranéenne du Croissant fertile.
L’Empire romain d’Occident s’enlisait dans sa période la moins féconde en termes de civilisation : le royaume franc demeurait l’unique royaume germanique florissant, mais il était aussi le moins civilisé de tous les envahisseurs de l’Empire romain. La régression fut telle qu’aucun historien n’aurait pu imaginer le rayonnement ultérieur de cette partie du monde.

 

 

La confédération Ghassanide

Les Ghassanides venaient du sud de l'Arabie, habitaient la vallée de Ma'rib (au Yémen) et faisaient partie de la tribu Azd. Au 3ème siècle de notre ère, ils s'installaient dans la région Al-Balqa (Jordanie actuelle). Vers 420, le chef arabe Aspebetos se convertit au christianisme et s'allia à l'Empire romain. Il devint phylarque (chef militaire) des Saracènes. Les Ghassanides s'opposaient aux Lakhmides alliés à l'Empire sassanide. Les tribus avaient le titre de foederati (alliés des Romains) et assuraient la défense des frontières du Sinaï à la Mésopotamie. Elles pouvaient donc s'installer en territoire romain.Tha'laba ibn ‘Amr, le chef de la confédération, signa une alliance en 502 avec l'empereur byzantin Anastase. Les Ghassanides devaient protéger la province d'Arabia puis la Palestine sous la conduite du phylarque d'Arabie. Le roi de Kinda qui dirigeait une autre tribu arabe, devint phylarque de Palestine. 
Les Arabes étaient fédérés par les Byzantins dont ils étaient vassaux : ils défendaient les frontières de l’Empire, aussi bien sur l'Euphrate qu'aux frontières méridionales de l'Arabia. L’Empire ghassanide s'étendait vers le sud et atteignit son maximum à Yathrib (actuelle Médine). En 569, Aretas meurt et son fils Al-Moundhir lui succèda. Il remporta des victoires contre les Lakhmides commandés par Kaboz. Quand Al-Moundhir demanda àJustinien (empereur de Byzance) de l'or pour payer ses troupes, ce dernier refusa et donna l'ordre de le mettre à mort. Al-Moundhir en fut avisé et se retira dans le désert avec ses troupes. Les Perses et les Lakhmides en profitèrent pour piller la Syrie et détruire Eraclée et Hama en 573. Al-Moundhir se réconcilia avec l'empereur Tibère II en 580, mais sa défense de la foi monophysite le fit arrêter pour trahison. Son fils Nou'man partit à l'assaut de la Syrie et de l'Arabie, et le gouverneur de Bostra (ville au sud de la Syrie) fut tué dans l'assaut. Nou'man fut capturé en 581 et la confédération fut dissoute : le sassanide Kosroes II envahit la Syrie et la Palestine en 614.


Par hakilusiru.over-blog.com - Publié dans : Palestine (1) : La période anté-islamique
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Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 23:45

 

    

 

 En 570 après J.-C., naquit Mouhammad , le dernier des prophètes et le Messager de Dieu par excellence. En 23 années, il remplit sa mission, propager l’Islam, en Arabie en éradiquant le polythéisme. Après sa mort à Médine en 632, ses successeurs, les califes bien guidés, durent combattre des dissensions au sein de la jeune communauté musulmane et à l’extérieur des frontières pour continuer sa tâche : appeler l’humanité à l’Islam. Les conquêtes musulmanes furent uniquement guidées par cette noble ambition qui a pour corollaire la libération des peuples opprimés.
A la même époque, deux puissances opposées par de longues querelles armées s’épuisaient : Byzance (Constantinople) et la Perse (dynastie sassanide, avec pour capitale Ctésiphon-Séleucie). Les peuples sémites (en Syrie, en Mésopotamie et en Egypte) avaient subi successivement l’occupation oppressive romaine et le joug byzantin.  

 

La conquête de la Palestine par ‘Omar Ibnou Al-Khattâb  

 Avant l’arrivée de l’Islam en Palestine, la population, dont les communautés juive et chrétienne, subissait des vexations et des représailles de la part des autorités en place qui les écrasaient sous le poids de lourdes taxes. 
L’historien musulman du 9ème siècle, Al-Baladhoûrî, commenta la prise de la Palestine par l’armée musulmane comme une « conquête facile » : en 638, après une brève résistance, le patriarche chrétien Sophroniusdemanda la paix, à condition que le calife du monde musulman se rendît en personne à Jérusalem pour garantir la promesse de sécurité. Lorsque‘Omar Ibnou Al-Khattâb  foula le sol palestinien, c’est en libérateur qu’il fut accueilli par la population. La mise modeste du Commandeur des croyants et sa simplicité trancha indubitablement avec le faste pompeux des précédents conquérants, son entrée dans Jérusalem marqua donc fortement les esprits : « Pour les habitants de Jérusalem, habitués à la pompe et aux vêtements ornés d’or des empereurs byzantins, l’apparition du Calife constitua un étonnant spectacle. Le successeur du Prophète, vêtu d’un pauvre manteau en poil de chameau, pénétra dans Jérusalem sur un chameau qui portait tout son bagage et sa provision de dattes pour la journée. Le contraste entre la simplicité rustique du vainqueur et l’extravagance habituelle déployée, non seulement par les empereurs de Byzance, mais aussi par leurs représentants provinciaux, était frappant. Il ne pouvait manquer de produire une impression favorable sur une population aigrie contre un gouvernement qui s’était montré si tyrannique et si rapace. », Angelot S. Rappoport. Op. cit., p. 177.
Professeur Fazl Ahmad rapporte, dans Les Quatre Califes de l'Islam, que‘Omar Ibnou Al-Khattâb  n’était accompagné que d’un serviteur, et qu’à tour de rôle, ils montaient sur le chameau. 
Le calife était à pied le jour de son entrée à Jérusalem, et son serviteur sur la monture :

« Ô Chef des Croyants ! dit le serviteur, je te cède mon tour. Ce serait embarrassant aux yeux des gens si moi je montais et toi tu conduisais le chameau.
- Oh non ! répliqua ‘Omar , je ne vais pas être injuste, l'honneur de l'Islam est suffisant pour nous. »
 
« (...) Puis le Calife signa le traité de paix :
« Du Serviteur d'Allâh et Chef des Croyants ‘Omar  : les habitants de Jérusalem seront assurés pour la sécurité de leur vie et de leurs biens ; leurs églises et leurs croix ne seront pas touchés. Ce traité s'applique à toutes les personnes de cette ville. Leurs lieux de culte resteront intacts et ne seront ni pris, ni démolis. Les gens seront libres de suivre leur religion. Aucun trouble ne sera semé... »
Les portes de la ville furent maintenues ouvertes. ‘Omar  alla droit au Temple de Dâoûd 
Là, il pria sous l'Arche de Dâoûd 
. Puis, il visita la grande église chrétienne de la ville. Il y était encore lorsque arriva l'heure de la prière de l'après-midi :
« Vous pouvez la faire dans l'église", dit l'évêque.
- Non, répliqua ‘Omar , car si je le fais, les musulmans peuvent un jour prendre cela comme excuse pour vous enlever votre église. »
Et ‘Omar  pria sur les marches de l'église et après... donna à l'évêque un écrit qui disait que les marches ne doivent jamais être utilisées pour les prières en congrégation, ni pour le âdhân. »
   

 


Sophronius  

 

Plusieurs éléments expliquent l’acceptation aisée de l’autorité islamique par les Palestiniens :

· Les Arabes n’étaient pas des étrangers dans la région : ils y étaient depuis trois millénaires, depuis les premières migrations sémitiques dont le réservoir était l’Arabie. Les Amorites, les Cananéens et les Hébreux avaient une même origine ethnique et appartenaient au même groupe linguistique. Des inscriptions grecques découvertes en Transjordanie prouvent qu’à l’époque de la domination romaine la majorité des autochtones étaient arabes. 

· Ce n’étaient pas les Arabes qui arrivaient en Palestine, mais c’était l’Islam, qui plus est, ne se présentait pas comme une religion nouvelle, mais une continuation du message divin déjà délivré aux communautés précédentes, notamment juive et chrétienne. Cette affirmation se rencontre dans le Coran : « Dites : ʺ Nous croyons en Dieu, à ce qui nous a été révélé, à ce qui a été révélé à Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et aux tribus [les douze tribus d’Israël, descendant des douze fils de Jacob, fils d’Isaac, fils d’Abraham (paix sur eux) ] ; à ce qui a été donné à Moïse et à Jésus ; à ce qui a été révélé aux prophètes par leur Seigneur, sans établir entre eux aucune différence. Et c’est à Dieu que nous sommes entièrement soumis.ʺ », s.2 Al-Baqara (La Génisse), v.136 et s.3 Âli ‘Imrâne (La Famille Imrâne), v.84
Les Palestiniens juifs voyaient donc l’Islam comme l’héritage d’Abrahamet de Moïse, tandis que les Palestiniens chrétiens reconnaissaient en lui celui de Jésus (paix sur eux tous). 

· La libéralité de l’Islam contrasta avec l’intolérance insupportable des empereurs byzantins à l’égard de la presque totalité de la population autochtone — juifs et chrétiens dits « hérétiques » —, à l’exception de l’occupant grec (byzantin). Les chrétiens se distinguaient par leurs courants de pensée : ceux du Yémen étaient d’abord monophysites (ils refusent la double nature du Christ et le considéraient comme purement divin), puis ils devinrent nestoriens comme ceux de Syrie (ils réfutent la double nature du Christ et le considéraient comme absolument humain) ; les Ghassanides du nord étaient monophysites ; les Lakhmides étaient en majorité nestoriens ; l’arianisme (le Christ est perçu comme le Verbe de Dieu) était diffus dans toute la Palestine. Or, l’empereur byzantin,Héraclius (610-641), conféra le pouvoir et sa force répressive à l’Eglise chalcédonienne, c'est-à-dire l’Eglise officielle et représentante de l’orthodoxie définie aux Conciles de Nicée et de Chalcédoine, dirigée par les évêques d’Antioche pour la Syrie et de Jérusalem pour la Palestine.
« Le Dieu des vengeances envoya les Arabes pour nous délivrer des Romains. Nos églises ne nous furent pas rendues, car chacun conserva ce qu’il possédait, mais nous fûmes du moins arrachés à la cruauté des Grecs et à leur haine envers nous », écrivait Bar-hebraeus (Bar l’Hébreu). 

 

 

Après la victoire des musulmans, seuls les colons et les occupants grecs émigrèrent. ‘Omar Ibnou Al-Khattâb  appela les gens du Livre (juifs, chrétiens et musulmans) à s’unir. Il assura la sécurité des personnes et des biens (les propriétés des vaincus ne passèrent pas aux mains des vainqueurs), et exigea le respect des moines chrétiens : « Ne molestez pas ceux qui vivent retirés du monde, afin qu’ils puissent continuer à remplir leurs vœux. »
La justice et la tolérance régna en Palestine et pendant quatre siècles, les califes arabes feront régner la paix et la prospérité en Palestine.

 

Sous la dynastie omayyade (660-750)

Durant cette époque, la capitale de l’Empire musulman était Damas, dont dépendait la Palestine. L’organisation administrative révélait un empire composé de neuf provinces et divisé en cinq grandes régions, chacune dirigée par un gouverneur résidant dans un centre important :

· Koûfa pour la Perse (Iran et Iraq actuels) et l’Arabie orientale ;

· Médine pour le Hijâz, le Yémen et l’Arabie centrale ;

· Mossoul pour la Jazîrah, la Haute-Mésopotamie, l’Arménie et l’Asie Mineure orientale ;

· Foustât pour l’Egypte ;

· Kairouan pour l’Afrique et l’Espagne.

La politique libérale des premiers califes omayyades permit à des chrétiens comme Mansoûr Ibnou Sarjoûm (Serge), de père en fils, d’accéder à des hautes fonctions étatiques. Les musulmans maintinrent en place l’administration byzantine ou sassanide. Ils n’envisagèrent point de convertir les populations locales : ils se satisfirent de leur offrir leur protection en contrepartie de leur loyauté et du paiement d’un impôt ; la fidélité aux musulmans se traduisait par leur hébergement, le fait de les renseigner et ne pas informer l’ennemi, ainsi que l’interdiction de s’habiller à l’arabe. Le constat était, néanmoins, que le nombre de convertis à l’Islam augmenta visiblement sous la dynastie omayyade.

Le calife ‘Abd Al-Malik (647-705) fut à l’origine de l’arabisation de l’administration califale : il ordonna aux fonctionnaires de traduire les documents fiscaux en arabe et de tenir les registres dans cette langue. Les populations sémites de Syrie et de la Mésopotamie adoptèrent facilement l’arabe. L’arabisation s’étendit également au domaine économique et monétaire : des inscriptions arabes marquaient le papyrus et les tissus de luxe produits en Egypte et exportés vers Byzance et les territoires chrétiens. Jusqu’en 685, l’avènement de‘Abd Al-Malik, les pièces byzantines et sassanides avec leurs inscriptions et figures étaient encore frappées et couramment usitées. Le changement fut radical : la nouvelle monnaie ne porta plus aucune figure, le recto comportait l’inscription de la profession de foi musulmane (« Il n’y a de dieu qu’Allâh » ), et sur le verso apparaissait le lieu et la date de la frappe. Le sou (solidus) en or byzantin est remplacé par le dinar musulman pesant 4,25 grammes d’or, soit un peu moins que le sou. Le dirham, pièce en argent de 2,97 grammes fut aussi introduit. Jusqu’aux croisades, le dinar fut l’étalon de valeur dans les échanges internationaux.

 


Dirham

 

En 691-692 après J.-C., ‘Abd Al-Malik fit construire le Dôme du Rocher à Jérusalem, tout proche de l’église chrétienne du Saint Sépulcre à laquelle il est semblable sur bien des aspects. Le Dôme du Rocher est par bien des égards le symbole de l’unité et de la continuité de la foi abrahamique, juive, chrétienne et musulmane.

Al-Walîd, le fils aîné de‘Abd Al-Malik, mit sur pied la mosquée Al-Aqsâ entre 705 et 715. Il fit ériger des mosquées dans la quasi-totalité des grands centres de Syrie et de Palestine.Soulaymâne, le second fils, construisit Ramallah, dont il fit une capitale provinciale et un centre commercial, reléguant Jérusalem au rang de petite ville de province.
Il était de fait avéré que la situation des juifs s’améliora nettement sous le gouvernement musulman : leur activité intellectuelle s’accrut ; une académie juive fondée sous l’occupation romaine à Tibériade put être transférée à Jérusalem pour devenir un centre intellectuel rayonnant.Juifs et chrétiens avaient la libre gestion de leurs affaires communautaires.

 

 


Mosquée Al-Aqsâ en avant-plan et la mosquée du Dôme du Rocher en arrière- plan.

 

 

 

 

Sous la dynastie ‘abbasside (750-969)

Les ‘Abbassides transférèrent la capitale musulmane de Damas à Bagdad, diminuant l’importance de la région palestinienne. Le califeHâroûn Ar-Rachîd ne se rendit jamais dans la Ville sainte, mais il encouragea les pèlerins à la visiter et autorisa Charlemagne de fonder et d’entretenir des centres d’accueil pour pèlerins occidentaux.
Le fils et successeur du calife, Al-Ma’moûn, se chargea financièrement de la restauration des édifices du Mont du Temple : sa cour servit de lieu de réunion des juifs durant la première moitié du 9ème siècle.
A partir de 878, Jérusalem passa sous le contrôle du royaume d’Ahmad Ibnou Toûloûn installé au Caire.

 

Sous la dynastie fâtimide (969-1071)

En 950, la Palestine fut envahie par les armées de l’Empereur chrétien, sous le commandement du général Nicéphore Phocas, de Byzance : les habitants furent égorgés ; les habitations incendiées ; les champs et les jardins dévastés ; les arbres fruitiers abattus ; les hommes, les femmes et les enfants vendus comme esclaves. « On peut dire que la Terre Sainte fut changée en désert par des mains chrétiennes », Angelo S. Rappoport. Op. cit., p183.

 

 

Lors du califat d’Al-‘Azîz (975-996), chrétiens et juifs jouirent d’une importante liberté. Un chrétien répondant au nom de ‘Issa Ben Nestoriusdevint même premier ministre (vizir) ; et un juif, Mounassé Ibnou Hazra fut nommé gouverneur de Damas.
Mais cette situation idyllique ne dura pas sous le califat d’Al-Hâkîm, successeur d’Al-‘Azîz : en 967, le patriarche Jean fut brûlé par les musulmans, soutenus par les juifs. Ce même calife ordonna en 1009 le démantèlement du Saint -Sépulcre. Ces exactions étaient des faits isolés et rares en terre d’Islam et n’avaient jamais atteint l’ampleur de ceux de l’Occident (pour mémoire : l’orgie sanglante lors de la prise de Jérusalem par les croisés ; l’extermination des cathares au 13ème siècle ; l’Inquisition catholique en Espagne aux 15ème-16ème siècles menée contre les juifs, les musulmans et les Kichinev ; l’Allemagne hitlérienne ; etc.).
A la mort du « calife fou », les pèlerinages reprirent, le Saint-Sépulcre et les églises furent rebâtis.

Le pire était encore à venir : l’invasion turque des Seldjoukides qui se prétendaient musulmans, de 1071 à 1096, rendit tragique la situation des juifs, des chrétiens et des musulmans ; les mosquées, les synagogues et les églises furent mis à sac sans vergogne. Et les calamités ne s’arrêtèrent pas là…

Par hakilusiru.over-blog.com - Publié dans : Palestine (2) : la période islamique (638-1099)
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